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Un ouvrage sur Status Quo, en français ? Oui ça existe !

Le livre vient de paraitre, j'ai profité de cet évènement pour poser quelques questions aux auteurs et vous faire découvrir quelques photos qui seront publiées dans le livre.

Eric

ENGLISH TRANSLATION HERE

 

 

 

LA ROUTE SANS FIN

LA PREMIÈRE BIOGRAPHIE EN FRANÇAIS 

L'ouvrage le plus complet paru à ce jour 

450 pages dont plus de 150 photos inédites 

 

PRÉFACE SPÉCIALE DE BOB YOUNG

En bonus , un chapitre d' entretiens exclusifs avec Jean-Jacques Goldman , Michael Jones , Eddy Mitchell , Bernie Bonvoisin et Norbert Krief de Trust , Paul Personne , Patrick Fiori , Kent , Bill Deraime , Patrick Rondat , Murray Head , et bien d'autres artistes français qui pour la premi È re fois parlent de leur passion et de leur admiration pour « leur » Status Quo.

 

copyrights duponteil/robin - editions camion blanc

INTERVIEW DES AUTEURS, LE 25 NOVEMBRE 2005

www.statusquo.fr


Eric Favé : Vous publiez aux éditions le Camion Blanc, la première biographie en français consacrée à Status Quo. Pouvez vous vous présenter et me dire comment est né ce projet ?

Philippe Duponteil : J'ai découvert Status Quo en 1979 à l'époque de leur passage à l'Hippodrome de Pantin. Pendant les vacances scolaires, l'un de mes cousins m'a fait écouter les albums « Status Quo Live » puis « Whatever You Want » et j'ai tout de suite adoré. Je me revois encore allongé sur mon lit dans ma chambre d'adolescent écoutant dans le noir les chants du public du Glasgow Apollo et c'était vraiment comme si j'étais dans la salle, une ambiance magique, un son chaud et une musique entraînante, irrésistible. J'ai accroché un ou deux posters au mur et depuis lors, je suis fan. Comme les disques 33T coûtaient encore assez chers à l'époque, au départ je les copiais sur des cassettes, puis je suis allé en Angleterre la même année et j'ai commencé à rapporter un ou deux albums de plus à chaque séjour. Au fil des ans, j'ai suivi le groupe de plus en plus assidûment, et j'ai noué avec eux et leur entourage des liens de proximité. Cette idée d'une biographie de Status Quo m'est donc venue tout naturellement, d'autant que s'il existe plusieurs livres en anglais, aucun ouvrage n'était jamais paru en français. Il y avait donc un vide à combler et le moment m'a paru idéal puisque Status Quo célèbre ses 40 ans de carrière cette année. J'ai proposé à Philippe Robin qu'on le fasse ensemble, par amitié et compte tenu du fait que nous avions beaucoup de souvenirs en communs avec le groupe.

Philippe Robin: En 1976, la sœur aînée d'un copain d'enfance avait laissé traîner une cassette de "Blue for You". Je l'ai écoutée par curiosité, sans savoir que ce geste allait effacer tout ce que j'avais entendu jusque là !Quelques mois plus tard, Quo donnaient un concert à Genève. J'y suis allé, j'ai pris la claque de ma vie, et cela continue à chaque concert.
Lorsque Philippe Duponteil m'a demandé de participer à ce projet, il y a plus de trois ans maintenant, j'ai tout de suite trouvé l'idée géniale. D'autant plus que nous nous sommes rencontrés dans un Salon du Disque à Paris, devant le bac des disques de Status Quo ! C'était un signe.

EF: Depuis combien de temps travaillez vous sur ce livre ?

PhR: Je crois que l'idée de départ est née en 2002. Depuis, ce n'est qu'une succession de recherches, d'idées échangées, de sélections de photos pour essayer d'avoir un truc qui tienne debout à la fin. Quand on bosse à deux, ça prend forcément plus de temps, car il faut tout soumettre à l'autre pour être en phase, et nous n'étions franchement pas géographiquement voisins !
Et puis, on a fait ce livre pendant nos loisirs, ce qui explique aussi la longue gestation.

PhD : On a commencé la rédaction du livre il y trois ans environ. Au départ, j'ai préparé un synopsis puis dès qu'on a eu l'accord de l'éditeur, progressivement, on a affiné le projet pour dépasser le cadre d'une simple biographie. Et dès le départ, on a jugé utile de demander l'autorisation du management. Ensuite, on a travaillé assidûment, et c'est vrai qu'en y repensant, ça fait pas mal de choses écrites au petit jour ou tard dans la nuit. Mais plus le projet prenait corps, plus l'aventure devenait passionnante. Figurez-vous qu'on nous a même volé les épreuves du manuscrit !



EF: Comment vous êtes vous réparti le travail ?

PhD: C'est comme les recettes de cuisine, il vaut mieux garder une dose de mystère et ne pas dévoiler tous les secrets de fabrication. Seul compte le résultat final ! Mais c'était véritablement un projet commun. Il faut également souligner le fait que ce livre n'aurait pu voir le jour sans les moyens modernes de communication que sont les emails car Philippe et moi habitions vraiment aux antipodes l'un de l'autre, notre éditeur était en Lorraine, le management du groupe en Angleterre, Bob Young aussi et Status Quo en tournée un peu partout ! Du point de vue humain, ça reste une expérience unique car on a du dialoguer en permanence avec Philippe, puis avec Naik notre maquettiste (qui a fait du super boulôt), pour savoir par exemple quelles photos garder et lesquelles il fallait hélas laisser de côté, et croyez-nous, ce n'était pas facile parfois. Mais on ne pouvait pas tout mettre !

PhR: Pour ma part, j'ai tenté de réunir tous les souvenirs des nombreuses rencontres et interviews que j'ai pu faire avec le groupe depuis 1981 dans des circonstances très différentes les unes des autres, comme lors de concerts, d'émission télé, de journées de promo.
J'ai toujours été formidablement accueilli par Rick et Françis, et au fil du temps, une complicité s'est créée.
Je dois dire aussi que notre idée de faire parler certains artistes français à propos de Status Quo a bien fonctionné.


EF: Comment s'articule votre livre, s'agit il d'un biographie chronologique ?

PhD : Dès le départ, on est tombé d'accord sur le fait que ça devrait être bien plus qu'une simple biographie. La référence pour moi restait le livre de John Shearlaw parue en 1979 et actualisée en 1982, car elle combinait à la fois le côté historique et factuel mais aussi une dimension qualitative et affective indispensable pour bien rendre le côté attachant du Quo et de sa musique. On ne voulait pas d'un produit « froid » mais au contraire faire partager une passion, tout en restant critiques autant que nécessaire. On avait la chance d'avoir à notre disposition une grande quantité d'interviews exclusives avec Status Quo, réalisées sur une très longue période, la plupart par Philippe, d'autres par moi ou bien ensemble, et bien sûr des tonnes d'archives et de photos. On a donc découpé la partie historique en douze chapitres suivant une trame chronologique et ce chiffre de douze n'est pas du au hasard, c'est un clin d'œil qui renvoie aux douze mesures que l'on trouve dans la plupart des chansons du Quo. Cette partie chronologique est abondamment égayée d'anecdotes, d'interviews avec les membres du groupe et leur entourage, de citations tirées de la presse mondiale et bien sur de photos et illustrations soigneusement choisies. On a également eu l'idée de faire un chapitre spécial avec des interviews d'artistes français pour montrer que Status Quo reste un groupe très populaire en France même si cela est moins apparent aujourd'hui. On y trouve également une discographie et bibliographie complètes, les classements dans les hit parades, la généalogie du groupe, un inventaire des concerts près de chez nous, une liste de choses rares à collectionner, les références de sites internet, fan clubs, fanzines, etc.

PhR: On y parle même de ce que Status Quo fait en décembre 2005, c'est vous dire si ce livre est actualisé !!

EF: Vous êtes tous deux des fans du Quo, avez-vous tenu à rester objectifs lors de la rédaction du livre, avez-vous réussi à garder un regard critique, ou doit on considérer ce livre comme un hommage, fait par des fans et destiné aux fans ?

PhR: L'idée de base était de dire la vérité sur le fantastique parcours du groupe, y compris sur les moments difficiles. Mais au bout du compte, nous admirons le fait qu'ils soient encore là 40 ans après, et ça, on n'a pas pu le dissimuler.

PhD : C'est à la fois un livre objectif et un hommage. Nous avons d'ailleurs souhaité dédier ce livre collectivement à tous les fans du groupe car Status Quo est peut être le groupe ou artiste qui a les fans les plus fidèles du monde du rock. Mais je pense sincèrement que nous avons su garder pas mal de distance par rapport au sujet. On peut aimer et rester critique. Et quand vous lisez-le livre, vous voyez clairement qu'il y a des choses qui nous ont plu et d'autres moins, voire de vrais ratages. D'ailleurs cela transparaît aussi dans les interviews, que ce soit Francis Rossi, Rick Parfitt ou John Edwards, tous portent un regard très lucide au fil des pages sur les différentes étapes de leur carrière.

EF: C'est un bel hommage que d'avoir obtenu de Bob Young qu'il écrive la préface de votre livre, comment avez pu le décider ?

PhD : J'ai rencontré Bob il y a pas mal d'années en Angleterre, à un mariage d'amis communs, et on a sympathisé depuis lors. Quand le projet a pris corps, je l'ai contacté et j'étais très heureux qu'il accepte de préfacer « La Route sans fin » car il ne l'a jamais fait pour aucun autre livre jusqu'à présent. Et nous sommes également très heureux qu'il se soit rapproché du Quo ces dernières années car pour moi Bob incarne à bien des égards l'esprit et la légende de Status Quo. Certaines choses ont même pu être clarifiées entre Bob et le groupe grâce à ce projet et notre interface, et ça c'est formidable. Il nous a également confié beaucoup d'anecdotes inédites sur la vie du Quo en tournée que l'on retrouve pour la première fois dans le livre.

PhR: J'étais parti sur l'idée d'un artiste français pour la préface. Le seul qui s'imposait était Jean Jacques Goldman, mais il était très occupé au moment de prendre notre décision, et on a du imaginer autre chose. JJG s'est bien rattrapé en nous faisant un magnifique cadeau à la fin du livre. Quand Philippe m'a dit que Bob Young - le grand Bob Young ! - était ok pour écrire notre préface, je crois que j'ai hurlé de joie !

EF: Vous avez interviewé plusieurs artistes français au sujet du Quo, quelle a été leur première réaction ?

PhR: Tous les chanteurs, guitaristes ou organisateurs qui s'expriment dans le livre l'ont fait avec une spontanéité et une générosité incroyable.
On a senti qu'ils étaient vraiment contents de parler du groupe, et de leurs souvenirs liés à Status Quo.
On a découvert des fans insoupçonnés comme Kent, Bernie Bonvoisin, Norbert Krief, Patrick Fiori et d'autres. Quant à Jean-Jacques Goldman, il m'a parlé pour la première fois de sa passion pour Quo il y a ...20 ans !

PhD : C'est vraiment un « plus » formidable que d'avoir pu faire ces interviews, et je suis sûr d'ailleurs qu'il y a encore bien d'autres musiciens et personnalités qui auraient pu nous parler de leur respect et admiration pour Status Quo. Peut être pour la mise à jour !


EF: On connaît la mauvaise image qu'a le groupe dans la presse, ce livre est il une façon de le réhabiliter ?

PhD : Absolument. C'est l'un des objectifs principaux de ce livre. Il nous est apparu que beaucoup de gens en France, en Belgique ou en Suisse connaissent Status Quo, possèdent des disques d'eux et les ont vus en concert autrefois mais, les choses de la vie étant ce qu'elles sont, ont hélas perdu le groupe de vue. Le but du livre est donc précisément de leur dire que Status Quo est non seulement toujours actif mais est encore au top niveau.

PhR: Ce n'est plus supportable d'entendre des personnes dire "Ah bon, Status Quo existe encore ? Je ne savais pas..." En France, les médias les ont abandonnés depuis "In the Army now". Crions haut et fort qu'ils ont fait plusieurs albums et des centaines de concerts depuis 1986, et que leur route est sans fin.


EF: Avez-vous eu des difficultés à trouver un éditeur ? Et comment l'avez-vous convaincu ?

PhR: Nous avons simplement regardé quel était l'éditeur français qui se consacrait le plus au rock, et je crois que nous avons frappé à la bonne porte du premier coup. Camion Blanc a sorti des bouquins fantastiques.

PhD : Nous souhaitons rendre hommage à Camion Blanc et à son équipe dirigée par Fabrice Révolon qui a soutenu ce projet dès le départ. Camion Blanc est un éditeur passionné et dynamique qui fait le maximum pour promouvoir le rock dans les pays francophones et nous sommes très heureux et reconnaissants que « La Route sans fin » figure à son catalogue. Allez voir leur site, la liste est impressionnante 
http://www.camionblanc.com
EF: Qui a eu l'idée du titre « La route sans fin » et pourquoi l'avoir choisi ?

PhD : La route, c'est vraiment la raison de vivre de Status Quo. C'est un groupe qui, d'une part, prend toute sa dimension sur scène et, d'autre part, tourne quasiment sans interruption depuis ses débuts dans les années 60. De plus, lorsqu'en 1984, fatigué et miné par des tensions internes, Status Quo a annoncé qu'il arrêtait la route, la tournée était baptisée « The End of the Road » (la fin de la route) et donc ce titre « La Route sans fin » est un clin d'œil, pour conjurer le destin en quelque sorte. On ne veut pas qu'ils raccrochent !

PhR: En fait, c'est le souhait de tous les fans: Que la route de Quo ne s'arrête jamais. Comment imaginer un jour notre vie sans un prochain concert sur notre agenda ?


EF: Quelle a été la réaction du management de Status Quo lorsque vous leur avez fait part de votre projet ?

PhR: Nous avions déjà de très bon rapport avec le groupe et son entourage. Et le manque d'une biographie en français était évident. Ils ont tout de suite accepté l'idée.

PhD : Très positive, vraiment. J'ai bien expliqué l'objectif du livre et comme nous avions la chance de déjà bien connaître et le groupe et le management, ils ont appuyé le projet. Partager la vie d'un groupe en tournée, année après année, même si ce n'est que sur quelques dates ici et là, ça crée forcément des liens, que ce soit durant la journée, pendant les concerts ou après dans le bus sur la route. Simon Porter qui, à mon avis, fait un travail formidable depuis qu'il a pris les rênes en main, a notamment dialogué avec nous de façon très régulière et nous avons joué la transparence totale sur le projet du début à la fin.

EF: Le dossier de presse annonce 150 photos et illustrations inédites, comment vous les êtes vous procurées ?

PhD : La majeure partie des photos et illustrations provient de notre collection personnelle. C'est le résultat d'années de passion, et il y a beaucoup de choses vraiment rares et jamais publiées comme l'affiche du légendaire concert de Tokyo en 1976 ou encore Rick et Francis en train de composer dans leur loge à Paris. On a aussi mis beaucoup d'archives ayant trait au lien entre Status Quo et la France, la Belgique et la Suisse. Nos photos ont été prises en concert et hors scène, au cours de toutes les années passées à suivre le groupe. La photo de couverture, superbe, est de Jørgen Angel, un célèbre photographe rock danois qui est aussi un ami. Jørgen a eu la chance de côtoyer tous les plus grands noms du rock dans les années 60 et 70, dont Status Quo. Il est par exemple le seul à avoir immortalisé sur pellicule le tout premier concert de Led Zeppelin en 1969, et pour « La Route sans fin » nous a fourni de superbes photos du Quo. On peut d'ailleurs en acheter certaines via son site internet ( http://www.angel.dk ).

PhR : Nous avons également quelques clichés d'un autre ami photographe, Joseph Carlucci, et pas mal de photos de presse fournies par leurs maisons de disques et/ou accumulées au fil des ans.

EF: Saviez vous que deux membres de l'association Quo France travaillent eux aussi à la rédaction d'une biographie en français ?


PhD : Oui, ils l'ont fait savoir sur le forum du site. C'est un projet intéressant et ils m'ont d'ailleurs sollicité pour que je leur ouvre une grande partie de mes archives, ce que j'ai fait bien volontiers. C'est toujours enthousiasmant quand quelqu'un partage la même passion que vous. Il faut dire que notre projet est antérieur au leur et ils ont raison de prendre leur temps pour avoir un produit final aussi réussi que possible. Si on a bien compris, ils font ça pour se faire plaisir, un ouvrage à compte d'auteur, de fan français à fan français en quelque sorte. C'est bien, ils ont de ce fait beaucoup plus de latitude car inévitablement publier un livre chez un éditeur entraîne des contraintes par exemple en terme de format, présentation, droits d'auteurs, etc. même si nous avons eu la chance avec Camion Blanc de bénéficier d'un éditeur ouvert et enthousiaste. Les deux projets me semblent donc tout à fait complémentaires et j'attends avec impatience de voir leur résultat. On leur souhaite bon courage et on s'excuse de leur donner du travail en plus car il va encore falloir qu'ils actualisent pour tenir compte de notre livre !

 

PhR : Quand j'ai connu l'existence de ce projet par le forum de votre site, je me suis dit que finalement c'était logique que pour le 40 ème anniversaire du groupe, on ne soit pas les seuls à avoir pensé à un livre francophone. A partir de là, il était difficile de rendre notre projet public, car il était déjà bien avancé, et cela pouvait entraver le travail des auteurs de part et d'autre. Je leur souhaite de parvenir à mener à bout ce long travail, et je serai leur premier client pour acheter leur bouquin. Plus on parle de Quo, mieux c'est !

 

Quelques photos extraites de l'ouvrage

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DOSSIER DE PRESSE

 Soudés au corps à corps, jambes écartées, cheveux dans le visage, les yeux rivés sur le manche de leurs guitares, les musiciens de Status Quo peaufinent depuis 40 ans leur boogie-rock musclé sur toutes les scènes de la planète. Leur look des plus simples – jeans, tennis et cheveux longs – s’est imposé comme une référence évidente pour des générations de musiciens. Leurs concerts légendaires ont marqué des millions d’amateurs de rock et suscité bon nombre de vocations. Dans la mémoire collective, le « Quo » – comme le surnomment affectueusement ses fans – est synonyme de scène, de chaleur et de rock’n’roll. Sans oublier le côté espiègle et plein d’humour de ces Anglais 100 % pur jus. La critique musicale a beau les prendre pour des ringards et rigoler derrière leur dos, Status Quo n’en est pas moins un monument de la musique rock britannique au même titre que les Rolling Stones, Led Zeppelin et autres Deep Purple ou Queen. Avec 112 millions de disques vendus de par le monde, plus de 5500 concerts à son actif, des récompenses à la pelle, les couvertures des magazines spécialisés, etc., Status Quo est l’une des dernières légendes de la musique rock encore en activité. Et quelle activité ! Depuis leur premier hit « Pictures of Matchstick Men » en 1968, Status Quo est le groupe ou artiste britannique à avoir classé le plus grand nombre de singles dans les charts durant les années 60, 70, 80, 90 et le nouveau millénaire. De « Caroline » à « Down Down », de « Whatever You Want » à « In the Army Now » en passant par « What You’re Proposing » ou « Again and Again », la musique de Status Quo a fait swinguer les juke-box du monde entier. Ce fut la première formation depuis les Beatles à jouer devant un membre de la famille royale britannique, le prince Charles, un de leurs plus fervents supporters. En 1985, ils ont l’insigne honneur d’être choisis pour ouvrir le mythique concert du Live Aid avec leur hymne « Rockin’ All Over the World ». Têtes d’affiche des plus grands festivals (Reading, Donington), Status Quo est invité en 1990 à participer au gigantesque concert de Knebworth où ils remportent un triomphe. Un an plus tard, le groupe entre dans le Livre Guinness des records en donnant quatre concerts en moins de douze heures dans quatre villes différentes du Royaume-Uni. Et ça continue ! Aujourd’hui, Status Quo donne encore près de cent concerts par an à travers le monde, et cette boulimie de boogie ne semble pas prête de s’arrêter, en témoignent leur dernier album en date « The Party Ain’t Over Yet », qui fête leur quarantième anniversaire de carrière, et le DVD de 3h30 d’archives qui l’accompagne (sortie le 7 novembre 2005). Pour autant, leur ascension vers la gloire et la fortune ne s’est pas faite sans tragédie. Excès en tous genres (alcool, sexe, drogue), prison, vies personnelles brisées, fortunes dilapidées, les membres du Quo ont tous payé leur tribut à la réussite et seule leur foi intacte dans le boogie a permis à Francis Rossi et Rick Parfitt, les deux leaders, de mener à bon port le navire Status Quo.

C’est l’odyssée de ce groupe légendaire de l’histoire du rock que nous racontent Philippe Duponteil et Philippe Robin au cours d’un récit aussi riche que vivant. De multiples anecdotes et des entretiens exclusifs avec les musiciens et leur entourage jalonnent cette première biographie en français, illustrée de plus de 150 photos inédites et archives rares. En bonus, de nombreux artistes français confient leur respect et admiration pour « leur » Status Quo lors d’entretiens privés. Status Quo : La Route sans fin raconte la lente ascension et le succès de cette formation unique qui, après cinq décennies, reste toujours au sommet. L’histoire d’un groupe de légende qui vit par la route, sur la route et pour la route…

Parution: décembre 2005
réf.: ISBN 2-910196-42-9 ; 454 pages, 28 euros

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