Pour une information complète lisez "La route sans fin" la 1ère biographie en français sur Status Quo

L'histoire de ce groupe légendaire débute par la rencontre, en 1962, de deux collégiens d'une douzaine d'années. Quarante ans plus tard, Status Quo est toujours là. Découvrez l'aventure de ces Londoniens qui créèrent un des plus grand groupe de rock au monde.

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Status Quo en 1968, J.Coghlan, R.Parfitt, R. Lynes, F.Rossi, A.Lancaster

La biographie de Status Quo 1962-2002

Par Eric Fortin

1962

C’est en mars 1962 à la "Sedgehill Compréhensive School" de Beckenham, dans la banlieue sud de Londres qu’est né le futur Status Quo. En effet, les jeunes Alan Lancaster et Alan Key jouent du trombone dans un groupe de jazz de leur école lorsqu’ils rencontrent Francis Rossi qui n'a pas encore 13 ans, et qui devient rapidement trompettiste du groupe. Troquant son trombone contre une basse, Lancaster et les néo-guitaristes Francis Rossi et Alan Key décident alors de monter un groupe fortement inspiré des Shadows. Le nom qu’ils décident de donner à leur formation est " The Scorpions ". Le groupe répète intensément dans la maison d’Alan Lancaster avec des instruments réduits au strict minimum. Rossi joue sur une guitare acoustique, Lancaster sur une basse Hofner et Key sur une guitare électrique branché sur le seul ampli, un Vox AC 30. Néanmoins, l’enthousiasme règne au sein des trois adolescents et le père de Lancaster décide de les faire jouer dans une salle de sport, le Samuel Jones Sport Club à Dulwich. Le concert a lieu le 13 mai suivi d’un second le lendemain. " Nous avons touché 5 livres le premier soir, la deuxième soirée, nous avons fait la quête avec un chapeau et récolté 2 livres " dira plus tard Francis Rossi. Mais, à cause d’une certaine Margaret dont tout ce petit monde est amoureux, Alan Key quitte le groupe, peu de temps après. L’envie est là mais musicalement, ce n’est guère satisfaisant. L’été arrive et les parents de Lancaster décident d’emmener leur fils et son copain Rossi au camp de vacances de Butlin’s. Là, ils entendent un groupe local jouer " Telstar ", le hit des Tornados. C’est le déclic pour les deux adolescents et aussitôt rentrés à Londres, ils se mettent en quête d’un organiste. Ils le trouvent en la personne de Jess Jaworski, un ami d’école qui vient de recevoir pour cadeau une belle guitare de 70 livres. Lancaster et Rossi le persuadent, alors, d’échanger cette guitare contre un orgue. Chose faite, la formation se complète peu après avec l’arrivée de Barry Smith à la batterie, si l’on peut dire, vu la pauvreté de son matériel," C’était un tambourin " dira plus tard Francis Rossi), Pourtant, ces changements n’empêchent pas le groupe de travailler et de répéter énormément. Leur nouvelle salle de répétition se trouve dans la base militaire ATC headquarters , Lordship Lane, à Dulwich.

Un autre groupe répète, juste à côté de la pièce réservée aux Scorpions. Cette formation s’appelle The Cadets. Elle est composé de Wally Rogers (guitare), Johnny Bush (basse) et surtout John Coghlan (batterie).

Les Scorpions assistent de temps en temps aux répétitions des Cadets et vice-versa. C’est alors que le jeu de Coghlan attire l’attention de Rossi et Lancaster. "John, lorsqu’il nous voyait, battait très fort, faisant le plus de bruit qu’il pouvait" dira Francis. Techniquement plus fort que Smith et disposant d’un matériel autrement plus perfectionné, c’est naturellement que Alan et Francis demandent à John d’incorporer le groupe. Ce dernier, ne se faisant pas prier claque aussitôt la porte des Cadets et rejoint les Scorpions.

Les membres optent alors pour un nouveau nom " The Spectres ". A la fin de l’année, ils sont rejoint par un second guitariste, un dénommé John Rushden qui quitte le groupe pratiquement aussitôt.

   
 

Suite : 1963-1964