28 octobre 1973

Ville : Paris Salle : Olympia

Line-up : Francis Rossi, Rick Parfitt, Alan Lancaster, John Coghlan, Bob Young.

Audience : 1.500

Set list :

 

 

Presse : C’est pour Status Quo que l’on s’est déplacé. Aussi place à John Coghlan, Alan Lancaster, Richard Parfitt et Francis Rossi. Maintenant, imaginez la pochette de ‘Piledriver’ et vous obtenez l’effet et surtout la présence qu’impose Status Quo tout au long de son set. Il ne reste plus qu’à brancher la sono et déjà le hard-rock volumineux et honnête des quatre compères déferle sur vous. Mais attention, pas un heavy-rock monstrueux comme celui de Black Sabbath, non : un rock-blues excitant, structuré et abouti, joué avec persuasion, auquel un public réceptif, répond avec enthousiasme. Toute la salle est debout et chaque tête marque la cadence. Status Quo en donne pour son argent. Chaque titre recueille les clameurs du public dans une ambiance on ne peut plus chaude et électrique, alors, sous le martèlement de la batterie, les deux guitares et la basse virevoltent, offrant tout le spectacle de leur combat sonore sous l’impulsion et la puissance de leurs propriétaires, aidé par instant de l’harmoniciste, Bob Young. Les quatre hommes égrènent ainsi le répertoire de leurs précédents albums mais surtout celui de ‘Piledriver’ en passant par des extraits de leur nouvel LP ‘Hello’ et un rappel qu’ils ne pouvaient refuser à un public déchaîné et conquis. Status Quo venait de conquérir l’Olympia. (Extra, décembre 1973).

Concert du groupe anglais, Status Quo, à l’Olympia le 28 octobre avec une salle presque pleine. Après des rumeurs de remise de concert pour cause d’avions et d’embouteillages, Status Quo arrive sur scène et commence à jouer tout de suite. La salle se réchauffe à vue d’œil : un public jeune, très jeune. Sur scène, çà swingue vraiment sans problème. C’est du bon rock anglais, fort, violent, agressif et sans sophistication superflue. Parlons un peu des musiciens. Au milieu de la scène, rejetant ses longs cheveux en arrière, Francis Rossi est incontestablement le leader du groupe : meilleur instrumentiste, c’est lui qui la plupart du temps prends des solos, jouant surtout dans les aigus, redoublant les notes et balançant sa guitare. Quant il chante, sa voix un peu rauque fait frémir les minettes du premier rang. Rick Parfitt, le deuxième guitariste, chante, lui aussi mais sa voix est plus grave, plus sensuelle. Il utilise son instrument comme liaison tonale entre la guitare de Rossi et la basse d’Alan Lancaster qui scande le rythme très bas dans la gamme. En fin , derrière eux, John Coghlan, le batteur se démène comme il peut, c’est à dire, pas mal. Tout ce petit monde s’entend fort bien, c’est d’ailleurs une qualité essentielle du groupe. Status Quo joue ensemble, tout tombe bien, il n’y a pas de bavures. Au niveau du spectacle, il faut noter une volonté évidente de communication avec le public. A chaque nouveau titre, Rossi invite tout le monde à se lever, à taper dans les mains. Ce concert fut en général un succès qui devrait permettre d’élargir le public de ce groupe en France, un groupe qui produit un rock saint et sans problème. (Rock’n’folk, 1973).

 

 

 

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