Interview Francis Rossi, 19 septembre 2007, Paris, Hôtel Vendôme
Pour Status Quo France et l'association Quo France
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Eric Fave |
Merci de votre venue en France. |
FR |
Je suis très heureux d'être en France. J'aime les Français. Où avait lieu ce concert récemment ? |
Bruno P |
A Colmar |
FR |
Colmar. Des gens adorables, les Français, hein ? John et moi-même et Andrew, on est tous francophile, et quand on est arrivé sur scène, on s'est dit « Les Français, eux au moins, ils écoutent ! ». En Allemagne, en Angleterre, en Belgique, en Hollande, tous ces putains de <il fait des bruits de personnes ivres>. On ne sait pas s'ils écoutent. C'est bien, mais les Français, ils disent « Je ne vais pas acheter un billet, me saouler la gueule et oublier ». Ils sont heureux mais ils ne sont pas < il fait des bruits de personnes ivres>, et je suis tellement habitué à ce que les gens soient < il fait des bruits de personnes ivres>, donc c'est avec plaisir qu'on va se produire en France. C'est fantastique ! |
Eric Favé |
Et bien, nous avons quelques questions à vous poser à propos de la tournée |
FR |
D'accord, vous savez que je parle beaucoup trop, donc dites moi de ralentir. Coupe moi le sifflet. |
Eric Favé |
OK. Quel est votre sentiment général à propos de In Search Of The Fourth Chord parmi les albums de Quo ? |
FR |
En ce moment, je l'aime beaucoup, mais je ne pense pas pouvoir être objectif au sujet de cet album avant l'année prochaine. Et c'est ce que je fais généralement : j'attends l'année suivante, et je passe une période tranquille à la maison, et alors je mets le disque et là, on peut être très objectif. En ce moment, j'aime bien ce que ça donne J'aime l'énergie qui s'en dégage, et j'aime la plupart des thèmes, bon, mais ça c'est maintenant, et je suis en train de faire la tournée de promotion. Je ne vais pas aller quelque part et dire « Bon Dieu, notre album c'est de la merde ! » Ca ne va pas se passer comme ça, n'est-ce pas ? Mais je l'aime bien, je suis très content de cet album jusqu'à présent. Et je pense que pour ma part, même s'il ne fait pas un carton, je l'aime et je pense que le reste du groupe est très content aussi. |
FR |
<En réponse à un commentaire fait par Bruno, je pense> Je n'oublierai pas que maintenant, mon grand-père avait un chien qui s'appelait Bruno ! |
Bruno P |
C'est la première fois qu'autant de musiciens ont été invités pour collaborer à un album de Quo, donc d'où est venue cette idée, et qu'ont-ils apporté |
FR |
Tels que ? |
Bruno P |
à l'album ? |
FR |
Lesquels ? Qui ? |
Eric F |
Le dernier. |
FR |
Ouais, mais quels musiciens ? |
Bruno P |
Euh, le fils de John |
FR |
Quand on faisait la chanson de John Bad News , vous savez |
Bruno P |
Oui. |
FR |
On a fait la démo et tout cela. « C'est un bon solo. On ferait mieux de faire le solo », et j'ai pensé « soit je vais essayer de faire un meilleur solo que le fils de John, qui a 18 ans, qui a appris plein de choses de ma part, plein de choses de Rick et plein de choses de tout le monde donc, soit je vais essayer de faire mieux que lui, soit je le copie. » Mais pourquoi faire cela ? Je pense que le solo est génial. Je ne pense même pas que je pourrais le jouer. Je pense qu'il est génial, donc ce serait vraiment de l'ego si je disais « Non, je ne vais pas laisser ce garçon jouer ». Non, il est bien, c'est le fils de John. J'aime ce garçon, c'est un super gars et c'est un super guitariste, donc cela doit être agréable pour lui de pouvoir jouer Si j'avais pu jouer sur l'album de quelqu'un quand j'avais cet âge, 17 ou 18 ans, sur un gros album, cela aurait été très, vous savez c'est un gars courageux pour faire cela. Et c'est très bien.
Et des gens aussi différents Qui d'autre a t-on ici ? Il n'y a personne d'autre, n'est-ce pas ? Qui d'autre a joué des morceaux ? John, c'est tout. Question suivante. |
Eric Favé |
Il y a maintenant cinq compositeurs dans le groupe. Comment ont été choisis les morceaux sur l'album ? |
FR |
Hum, tout le monde fait des démos Je pense qu'Andrew et moi, on a fait cinq ou six choses différentes, qui ne sont pas dessus. Bob et moi, on a probablement fait une vingtaine de chansons et quelques unes ne sont pas dessus. Rick en a fait deux ou trois avec quelqu'un et seulement deux sont dessus. Je ne me souviens plus combien John en a fait. Vous savez, vous mettez tous les morceaux ensemble le premier jour dans le studio, et vous vous asseyez, vous les interprétez et vous les écoutez, et nous disons « Hum, ouais » et on avait Pip Williams : on l'avait autorisé à dire ce qu'il pensait, et dans l'ensemble, la plupart des mélanges et la plupart des choix sont dus à Pip Williams.
Mais il sait comment le groupe se sent, et il peut dire dans la pièce, quand on en discute chacun peut approuver et dire « je ne pense pas » et il peut penser « oui, je pense quand même que nous allons le faire. » Ou bien, quelqu'un peut penser « oui, nous allons le faire » et Pip peut penser « Hum, je ne pense pas ». Je continue à penser que c'est venu de la manière qu'il fallait c'est bien. |
Bruno P |
Donc c'est pour cela que vous avez eu l'idée de collaborer une nouvelle fois avec Pip Williams ? |
FR |
J'étais conscient que je n'étais pas particulièrement heureux du dernier album et cela n'a rien à voir avec Mike tout le monde pense que j'ai un problème avec Mike Paxman pas moi. Mais j'étais rentré à la maison et j'écoutais Des moments comme cela, ça m'arrive une fois tous les deux ans à peu près : je suis assis à la maison, et ma femme et mes enfants ne sont pas là le soir et je suis assis et je passe quelques albums des Quo. Depuis les tout premiers dont tout le monde disait « Oh mon Dieu ! » aux albums des années 80 dont tout le monde disait qu'ils étaient à gerber <il imite les bruits de vomissements>.
Et j'écoute jusqu'au bout et j'écoute Don't Stop , qui était un album de reprises et je n'aime pas faire les albums avec des reprises, etc. Et je sais que sur Don't Stop , je pense, When You Walk In The Room je pense que c'est un truc parmi les meilleurs que nous ayons jamais fait. J'aime la chanson, j'aime la façon dont c'était fait, j'aime ce que Pip en a fait, et depuis le fondu, la façon dont ça marche. Et je savais que dans In The Army Now , Rockin' All Over The World , Whatever You Want merde alors ! Avec Pip Williams, nous avons eu nos plus grand succès, côté single et côté album. Nous avons contrarié un grand nombre de fans hardcore Status Quo qui ne l'aiment pas. Maintenant, est-ce que nous voulons vendre des disques ou pas ? Je ne veux pas vendre des disques à <murmures> à un nombre de gens aussi réduit que possible <s'arrête de murmurer>. On est dans un groupe, on veut faire autant qu'on peut, aussi grand que possible, et il me semble que la voie était Pip Williams.
Nous avons un nouveau producteur, il faut deux ans pour apprendre à s'y retrouver. Nous connaissons Pip Williams. Tout le monde est à l'aise avec Pip Williams. Il est très doué pour la musique et il est très comique dans le studio. Nous étions en train de faire cette chanson de Matthew <il chante quelques notes> dans le studio, j'étais assis là ; les amplis étaient dedans ; Rick était là ; Andrew était là ; Matthew était là ; John était là, de l'autre côté et Pip se tenait là. J'ai demandé « Pip, feras-tu le guide pour le chant ? » Ce qui est super parce qu'aucun de nous ne doit penser aux chants, on se contente de jouer, vous savez. Et donc, il est là et il peut nous dire « Maintenant, mesure 15, 2 ème et 3 ème temps de la mesure, bla, bla, bla. » Et on était < il chante quelques notes, comme ci-dessus>, et il a dit <sur le même ton> « Je me tripote dans mon bain. » |
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FR |
Donc, là nous écoutons cela <il chante quelques notes, comme ci-dessus> et il va dire <sur le même ton> « Je me tripote dans mon bain. », et il y a un sourire sur le visage de tout le monde, et quelque chose se dégage de la musique comme ça. Ensuite, on était dans la même salle de contrôle, on discutait de cela assez sérieusement, et il a dit « Je me tripote dans mon bain. »! Sur le « bain », Matt est-ce que tu peux faire comme ci et comme ça ? John, si tu es dans ? « Oh, sur le « bain » ou sur le « je me tripote » ? » « Non. »
Et sur un autre, il arrive en disant : Andrew's A Figure Of Eight <il chante un morceau de l'air>. Donc il dit « quand vous sortez de A Figure Of Eight, quand vous arrivez à « Putain de mes vieilles bottes rouges » « On arrive à quoi ? » <il chante un peu de l'air, comme ci-dessus> « Putain de mes vieilles bottes rouges ». |
Eric & Bruno |
<Petit rire> |
FR |
Vous voyez, vous souriez. Donc nous faisions « Da, da, da, da, da » et de l'autre côté il disait « Putain de mes vieilles bottes rouges » et voilà, et je pense que c'est cela cela maintenait l'énergie, parce que quelque chose se dégage de cet album en terme d'énergie. Il n'y a pas de touche « énergie » nulle part. Et on a fait aussi peu de prises que possible on a réalisé que vous savez, 15, 20 prises cela peut être correct, mais cela sort juste comme ça <il fait des sons ennuyeux >. Alors que celui-là, je l'ai mis, j'ai dit : « Comment avons-nous fait cela ? Je ne sais pas d'où venait l'énergie autrement que quelqu'un qui a dit <il chante> « Putain de mes vieilles bottes rouges ». Vas-y fils ! »
Et ensuite, sur le single <il chante>, nous arrivons au chur et il dit « Souvenez-vous, pas de chur à la fin » <il chante fort> « OK, plus bas, plus bas. Ouais, j'aime cette merde. » Et il te parle <murmure> « Paquets de putains d'idiots ! » <il chante> « Allez Matthew, ramène le, ramène le. » Et voilà, c'est parti. Et quelque chose se passe, et c'est enregistré sur la bande.
Donc, si Pip Williams n'a rien apporté d'autre, il a apporté tout cela et en dehors de cela, c'est un type très, très doué en musique, un super guitariste et il a de grandes idées. En fait je pense que je vais l'enculer quand je rentrerai à la maison. |
Eric & Bruno |
Oh, OK. |
FR |
Je l'aime tant. Ca sera un rapport sexuel protégé bien sûr, vous savez |
Bruno P |
Nous allons couper ce passage. <Rires> |
Bruno P |
Alors Francis, pourquoi avez-vous créé votre propre label Fourth Chord Records'? |
FR |
C'était définitivement le moment de le faire en Angleterre, nous avons un tel s'il y a bien un endroit où nous n'avons pas de maison de disques, c'est l'Angleterre, et Simon me l'a suggéré et Rick et nous avons pensé que c'était une bonne idée. En plus, je pense que j'ai quelque chose que j'aimerais mettre sur ce label plus tard. Pas encore, mais c'est un truc sur lequel je travaille, qui je pense, est terrible. Et cela peut devenir quelque chose dans le futur la maison de disques pourrait avoir fermé d'ici cinq ans je ne sais pas. Mais il semblait que c'était le bon moment, et nous pouvons imposer les choses dans une certaine mesure. Nous imposons la couverture, la campagne de promotion, et toutes ces choses. Nous, ce que nous sommes, notre label, et nous sommes assez satisfaits de cela jusqu'à présent. Je ne sais pas si cela va rester comme ça, mais voilà, c'est comme ça en ce moment. |
Bruno P |
Alors, maintenant que vous avez votre propre label, vous apportant un plus grand contrôle sur votre uvre, envisagez-vous de poursuivre les rééditions de vos uvres passées et en particulier d'ouvrir votre "malle aux trésors" pour mettre à la disposition des fans des enregistrements audio et vidéo rares ou inédits (End Of The Road/More From The Road, Live at the NEC complet)? |
FR |
Non, je n'y avais pas pensé avant que vous ne le disiez, mais cela me paraît être une bonne idée. Mais pour ce qui est d'enregistrer d'autres morceaux que nous avons déjà enregistrés, nous ne pouvons pas le faire, pour des raisons contractuelles. Ils appartiennent à d'autres personnes. C'est une autre raison expliquant que c'est une bonne idée maintenant de faire le, hum en Angleterre, d'avoir ce truc peut-être. Mais actuellement, nous sommes très heureux de ce qui se passe en France et nous sommes très heureux de ce qui se passe en Allemagne. Donc, je ne sais pas, mais il serait bien que <se tait peu à peu>. Posez moi une nouvelle fois la question. |
Bruno P |
A propos des morceaux rares ou des vidéos |
FR |
Ah oui. Ouais, je pense que c'est une très bonne idée. Une fois encore, ce sont d'autres gens qui possèdent ces trucs, donc à partir d'ici, nous pouvons les posséder. L'autre chose que nous pouvons faire en Angleterre, et que nos fans nous demandent souvent, c'est pourquoi ils ne peuvent pas acheter l'album au concert ? Et bien, jusqu'à présent, on ne peut pas le faire parce que a) on se tire soi-même une balle dans le pied le vendeur ne prendra pas le disque s'il pense que vous le vendez dans la salle de concert. Mais nous serons peut-être en mesure de le vendre dans la salle de concert et de nombreux fans ont déclaré qu'ils aimeraient l'acheter là, parce que bla, bla, bla. Et donc c'est quelque chose que nous pourrons faire. Comme je l'ai dit, je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure évolution ici, mais en ce moment, nous pensons que c'est une bonne idée, et j'aimerais qu'elle se développe pour devenir un label. Dans ce contexte, cela va être difficile, mais une fois encore, cela devra, à l'avenir, ou toute personne qui connaît Fourth Chord Records, cela doit être Status Quo. Donc, plutôt que d'avoir un label appelé Status Quo Records' Fourth Chord Records' c'est bien. Est-ce que cela répond à votre question ? |
Eric Favé |
Oui, oui. Francis, comment vous sentez-vous à la veille de cette première tournée française depuis 20 ans ? |
FR |
Je suis très nerveux. Je me fais du souci parce que, j'essaye de ne pas avoir d'attentes de Je n'arrête pas de penser à Bobital et Colmar, et comme je l'ai dit, quand nous sommes entrés en marchant, c'était une sensation tellement fabuleuse de se retrouver devant un public français, parce qu'ils écoutent et ils apprécient quand vous faites bien, et si vous ne faites pas bien, ils peuvent le dire. Nous finirons le spectacle et ils diront « Yeah ». Mais cela ne veut pas dire que, parce que nous aimons celui-ci, nous allons aimer le suivant. Le suivant doit être aussi bon que l'autre, sinon, nous n'allons pas sortir « Yeah ! » Et ils le font, et j'aime vraiment ça, mais je suis inquiet vraiment quand je me fixe des attentes dans mon esprit, à propos de ces deux concerts, j'espère que tous les autres concerts français seront comme ça. Je dois me sortir cela de la tête parce que |
Bruno P |
Ouais, parce que Colmar a été une expérience superbe |
FR |
Oui, mais j'essaye de vivre à la hauteur de ces attentes. Je ne dois pas faire ça. Vous sortez chaque soir en pensant « voyons voir ce qui va se passer ». Mais quelque chose s'est passé. J'ai lu un article il y a à peu près deux ans dans un magazine de musique, qui parlait de Pascal Bernardin ; j'ai lu l'article parce que c'est un vieil ami et je n'avais pas entendu parler de lui depuis longtemps. C'était vraiment un article super. et qui parlait de Status Quo c'était la première chose dont il avait fait la promotion et il disait ce qui était vrai « j'étais un vrai promoteur, pas comme les promoteurs d'aujourd'hui venez voir le groupe une fois par mois ». Il était avec nous chaque jour pendant la tournée. Et il aimait le groupe et c'était une superbe relation. Et il a reçu une lettre de l'un de nos managers disant « Nous n'avons plus besoin de vous », et dès qu'il a reçu cette lettre, rien ne s'est passé en France.
Et jusqu'à ce que je lise cet article, je pensais « Bon, les Français s'en fichent de Status Quo ce sont des choses qui arrivent les Français n'aiment plus Status Quo », ce qui était un sentiment terrible, parce que |
Bruno P |
Nous vous aimons ! |
FR |
Je sais, mais j'ai toujours aimé jouer devant les Français, pour toutes ces raisons que je viens d'évoquer. Cela peut être très difficile, parce que, comme je l'ai dit, si le premier morceau du spectacle est super et que le deuxième ne l'est pas, vous pouvez le sentir aux applaudissements. « Oh merde ! » Et c'est ce que je pensais il y a plusieurs années. « C'est dur ce boulot, bon dieu ! » Mais vous devez être pile sur le alors qu'il y a plusieurs années, nous allions en Allemagne ou en France ? en France ou en Allemagne, c'était comme ça et je me souviens avec Andrew, nous parlions et nous disions aux managers « Ne nous mettez pas en Allemagne en premier, et puis après en France » parce que |
Bruno P |
Vous aviez peur d'être déçus ? |
FR |
Non. Ouais, à ce moment aussi les Allemands avaient des routes efficaces, on pouvait manger quand on voulait. Et on venait en France, et on mangeait quand les Français nous le disaient, les routes n'étaient pas aussi bonnes à cette époque, et les salles de concert n'étaient pas aussi bonnes, vous savez. Mais c'était très bien pour la discipline d'un groupe de travailler en France, parce que nous devions nous lever et essayer de circuler quand les camions partaient sur les routes pendant deux heures nous faisions le voyage, et vous savez, on arrivait à un hôtel et on demandait « Pourrais-je avoir ? » « Non, ce n'est pas encore ouvert. » « Eh ? Putain, qu'est ce qui se passe ? » On devait s'adapter au fait d'être en France, ce qui, je pense, est vraiment bon pour quiconque et cela nous faisait travailler vraiment dur, et ensuite si on allait en Allemagne, c'était bien, mais venir en France a toujours été un grand événement. Je ne veux pas avoir l'air d'un Américain <il parle avec un accent américain> « Nous aimons votre pays ». Je ne le veux pas. Je vis là où je vis et j'aime cet endroit, mais j'adore me produire devant le public français. Et vous avez la bouffe aussi, qui n'est pas mauvaise. |
Eric Favé |
<petits rires> Bonne bouffe |
FR |
Meilleure que cette merde anglaise. Et que personne en Angleterre ne sache ce que je viens de dire sur la bouffe anglaise <rires>. Je dois vous raconter une histoire J'avais une tante qui habitait avec ma mère et quelque chose s'est passé à propos de la nourriture un jour ; j'étais en train de parler de la cuisine indienne ou quelque chose comme cela et elle a dit « Oh ! Ces saletés étrangères ! J'aime la bonne bouffe anglaise. » J'ai dit « Quoi ? » Elle a répété « la bonne bouffe ». J'ai dit « Mais nous faisons tout bouillir ». J'ai dit « de la merde bouillie » en Angleterre surtout, que personne en Angleterre ne sache ce que j'ai dit <rires>. Nous faisons tout bouillir putain de truc inutile ! OK. Désolé. |
Bruno P |
A propos de la tournée, allez-vous modifier la set-list, de manière à inclure des titres du dernier album? |
FR |
On va essayer d'avoir deux ou trois morceaux de ce nouvel album et le programme sera au fond le même que celui qu'il était. Je pense que si nous le changeons maintenant, ce |
Eric Favé |
Donc quelles chansons du nouvel album ? |
FR |
Je ne sais pas |
Bruno P |
Vous ne savez pas encore ? |
FR |
Et bien, le single |
Bruno P |
Le single, évidemment |
FR |
Ouais, et je pense que nous ferons, heu, Gravy Train et ensuite, nous ferons peut-être Alright ou le morceau un peu blues, euh, <chante> I ain't wasting no time . Les autres semblent vouloir faire celui-ci. D'accord, peut-être que l'on va essayer cela. Mais ce qui se passe, souvenez-vous, c'est que l'on met une idée sur le papier et l'idée semble bonne : « Ca, ça va aller ici. Cela sonne bien. » Et nous les répétons et disons « oh merde, ça ne va pas ».
Quand nous avons sorti Down Down vous devez vous en souvenir, la maison de disques nous a dit, les managers et les personnes qui font la promo ont dit : « Vous devez faire Down Down sur scène. » « Pourquoi ? » « Parce que vous en faites la promotion » et nous l'avons joué et « non, cela ne s'annonce pas bien ». « Mais vous devez l'interpréter, vous le devez. » « Ne me dites pas que je dois faire. Cela ne semblait pas bien, les sensations n'étaient pas bonnes. » Le disque était super, mais ce que nous étions en train de faire n'était pas Nous l'avons fait quatre ou cinq ans plus tard, et ensuite, le morceau a été inscrit sur la set-list, parce qu'il allait bien. Et je pense que ce serait super sur le plan de la promotion le sens des affaires il serait vraiment bien pour nous de faire six ou sept morceaux du nouvel album. Mais cela foutra la merde dans la set-list. Enfin, on fera de la publicité pour les six ou sept morceaux, mais la set-list ce soir ne se déroulera pas correctement. Je dois avoir Caroline, Don't Waste My Time, Down Down, Paper Plane, Whatever You Want, Rockin' All Over The World et on doit avoir ces morceaux, sinon, c'est qui putain les mecs sur scène ? C'est définitivement Status Quo et voilà les chansons qu'ils font. On peut les réorganiser, ce que nous avons fait une fois c'était une sale erreur |
Bruno P |
A Guildford ! |
FR |
Heu? Vous y étiez, oui. Et nous avons fait environ dix spectacles, ce qui, je pense était scandaleux, avant que l'on ne remette tout en place normalement, parce qu'on avait il y a cette pression dans ton esprit qui te dit que tu devrais changer cela, tu devrais changer cela, tu devrais le faire. Je suis sûr qu'on devrait le faire, oui, mais quand nous le faisons, cela ne va pas, cela ne sonne pas bien. Nous avons pris Caroline et on l'a mis là où est Down Down ; Down Down était devant, ce qui sur le papier était une bonne idée. Rick et moi, on parlait ; il a dit « Tu es devant. L'intro commence, c'est complètement noir avec la lumière sur toi, et le groupe arrive <il fait des bruits de guitare / de batterie >. » Et j'ai dit : « Bon dieu, ouais, ça a l'air bien. » On l'a fait, on a fini Down Down et on a pensé « c'est drôle ». Et alors, les autres chansons étaient légèrement différentes, et quand on est arrivé là où Caroline était, Caroline avait l'air <il fait un bruit de musique monotone >. « Qu'est ce qui ne va pas putain avec Caroline ? On dirait que c'est lent et monotone. » Remets le devant, et cela ira mieux plus rapide, plus d'énergie. Mets Down Down derrière, là où il était, et le public va dire « Waou ». Je ne comprends pas ça, mais ça, ça va ici, et ça, ça va là.
Donc, on fera de notre mieux. Les gens ne nous croient pas, mais on fait vraiment de notre mieux. Ce serait bien d'aller sur scène et de jouer une set-list entièrement nouvelle, mais voilà ce que l'on dira « Où est Rockin' All Over The World ? Oh, d'accord. Où est Down Down ? Oh, ouais. » En fait, je pense que cela pourrait être cette tournée, quand on a enlevé Don't Waste My Time , et j'ai fait la première annonce, et un connard dans le public a dit Don't Waste My Time! et on s'est tous regardé les uns les autres et on a dit « Merde, on vient juste de l'enlever ». Donc, on essayera de faire plaisir au public : on n'est pas de ceux qui font comme ça avec les représentations, une sorte de <il fait des bruits dédaigneux>. C'est eux ! Sans eux, il y a un groupe de vieux mecs sur scène qui errent <hum sans but> C'est eux ! C'est tout. Et c'est la même chose avec tous les groupes, tous les spectacles ils prétendent que non, mais si ! Sans ces gens, on est au chômage. Et les chômeurs dans ce monde ne sont pas vénérés <rires>. |
Eric Favé |
Est-ce que Rhino chantera en lead sur scène ? |
FR |
Peut-être. On l'appelle « The Singing Kettle » (la bouilloire qui chante). Vous savez ce qu'est une bouilloire ? Il fait ce « Weeeee »<il imite le bruit d'une bouilloire qui siffle >. Il y a des choses qu'on a faites sur l'album dont on a parlé avec Pip ; il a dit « Vous savez, on devrait mettre le Singing Kettle pour faire ça. » On l'appelle « The Singing Kettle » maintenant ; il sait faire ce bruit. Et je pense qu'il fait très très bien ce morceau. Je ne sais pas si on fera ça sur scène ou non. |
Eric Favé |
Peut-être qu'un jour vous serez fatigué de tout cela, et que vous pourrez permuter avec lui |
FR |
Eh bien, c'est une autre chose: s'il chante, je fais une pause, et j'en ai besoin. |
Bruno P |
En parlant de la fatigue, comment faites-vous pour donner des centaines de concerts par an, dans le monde entier, après quarante années de carrière ? |
FR |
J'sais pas. |
Bruno P |
Vous devriez le savoir, vous devriez le savoir. Vous avez encore l'air en pleine forme. |
FR |
D'autres que toi savent que je vais à la gym régulièrement. Quand je suis à la maison, j'y vais cinq jours Où on en est ? Est-ce que je vais à la maison ce soir ? Je vais à la maison ce soir, et je serai à la gym de bonne heure demain matin, et après j'irai faire une télé, et après je serai à la gym vendredi et je serai à la gym toute la semaine prochaine. Je fais attention à mon régime alimentaire et je vais dormir maintenant. |
Bruno P |
Alors, vous avez eu un problème pour venir en France, pourtant ? Vous savez bien, avec le régime alimentaire vous avez la meilleure cuisine au monde. Comment allez-vous faire pour tenir dix jours en France ? |
FR |
J'ai été manger des sushi la nuit dernière, j'adore les sushi. Hum |
Bruno P |
Désolé |
FR |
Ouais, désolé. Mais j'essaye de rester en forme. J'ai compris quand j'avais 40 ans « oh putain, j'ai plus 25 ans, n'est-ce pas ? » Tu sais, regarde quelqu'un habite ici depuis longtemps. Et ils en ont abusé. Et donc je fais de mon mieux vraiment pour rester en forme. J'aime la façon dont je me sens. J'aime ça quand je suis sur scène et que je peux sentir que j'ai bossé et que j'ai l'énergie pour le faire. Je fais de la natation tous les jours à la maison aussi, et il y a même des fois où c'est moi qui apprends à nager à mon entraîneur il ne sait pas nager <rires>. Et il y a ce prof de natation qui vient voir mes enfants, bla, bla, bla, et il a 27 ans, et je nage mieux que lui, et plus vite que lui, ce qui est pas mal à mon âge.
Mais je fais ça surtout pour rester en vie et <soupirs> j'ai l'énergie et le souffle. On a un boulot très sédentaire, la plupart du temps ; je suis assis depuis 9 heures du matin aujourd'hui, et je n'ai pas encore bougé. Et bien, ce n'est pas particulièrement énergétique, tout cela. Donc je vais aller à la maison et faire un peu d'exercice, et c'est bien parce que mes enfants font ça aussi ; Et c'est bon pour nous tous. On doit rester en vie. Je ne veux pas mourir encore ! |
Eric Favé |
Non, non, non <rires>. C'est pas bien. Qu'est-ce que vous préférez vendre, un CD ou une place de concert ? |
FR |
Ce que je préfère vendre ? |
Eric Favé |
Oui. Mon pote |
FR |
C'est une question méchante une très bonne question <pause>. Cela m'est égal. Je ne peux pas, enfin, l'un ne peut pas aller sans l'autre. En théorie, si je vends un album, je vais probablement vendre un billet ensuite, mais avec Status Quo, on vend invariablement le billet en premier, parce qu'on a une réputation de vendre des billets. Beaucoup de gens viennent nous voir, mais ils ne vont pas obligatoirement acheter nos disques. Maintenant, je ne sais pas si c'est en raison du comportement des média, actuellement. ils sont si bizarres les médias. Je veux dire que les chances pour nous de passer sur MTV sont maigres, putain, si jamais on a des chances. Donc c'est un média dont on a besoin et qu'on ne peut pas avoir. La radio est très différente aujourd'hui, c'est difficile d'y passer et c'est pourquoi nous avons eu le Fourth Chord et c'est pour que l'on soit devant la figure des gens, c'est le seul moyen aujourd'hui.
Désolé, c'était quoi la question? |
Eric Favé |
Qu'est-ce que vous préférez vendre, une place de concert ou un album CD ? |
FR |
C'est vraiment un piège. Je ne , heu, les deux. L'un mène à l'autre. Quand je suis sur la route, je veux vendre des putains de billets <rires>. Vous savez, si on joue dans une salle avec personne à l'intérieur, et ils disent « Vous avez vendu beaucoup de disques aujourd'hui ». « Allez vous faire foutre avec les disques, je veux vendre des putains de billets ! » Parce que je suis là aujourd'hui, maintenant, et cela a toujours été important pour moi. Et c'est toujours important pour moi à chaque fois que l'on essaye de faire un truc en direct à la télé, et ils ont les caméras. « Est-ce que vous allez dégager, putain ! » Cela devient important, pendant que j'en parle avec l'équipe et les managers « Cette caméra sera en travers, là. » « Très bien » « Et il sera » « Ouais, OK », je monte sur scène. « Foutez le camp ». Ces personnes sont toutes importantes pour moi. Je comprends que nous faisons quelque chose qui va être vu et revu, mais à ce stade, je m'en fiche c'est important ici et maintenant. Ces gens là sont ici maintenant, et mon derrière va <fait des bruits de pet> si je ne réussis pas, donc je veux absolument que ce soit bien pour ces gens. Et quand c'est bien pour ces gens, cela me fait jouir <fait des bruits sensuels de scènes d'amour >. C'est comme le sexe. |
Eric Favé |
C'est comme le sexe ? |
FR |
Ouais, on fait la même chose, encore et encore parfois c'est bien et parfois c'est mieux ! C'est le sexe. |
FR |
<discussion sur l'interview et le dépassement de temps et le nombre de questions restantes aucun des propos ne concerne cette transcription.> |
Bruno P |
Plus tôt dans cette interview, on parlait des concerts en France Vous vous souvenez du concert à l'Olympia l'an dernier, avec tous les ballons ? |
FR |
Ouais, ouais. |
Bruno P |
Pensez-vous que le succès de cette nuit a pesé sur votre décision de faire une tournée en France ? |
FR |
Non, on a toujours voulu faire une tournée française ; quelque chose d'autre s'est passé, et je ne sais pas ce que c'est, si c'est l'histoire avec Pascal, mais on a toujours voulu « Pourquoi ne se produit-on pas en France ? Nous aimons la France ! » Mais comme je l'ai dit, notamment avec John et Andrew |
Bruno P |
Cela fait 20 ans. |
FR |
Je le sais ! J'y étais ! <rires> John et Andrew, particulièrement sont vraiment, vraiment si typiquement anglais que tout ce qui est français « Oh mon Dieu, c'est moi, vous savez les femmes, les chiens, la nourriture, n'importe quoi, les pays, n'importe quoi. » |
Bruno P |
Les chiens ? |
FR |
N'importe quoi ! ils sont si français En plus, Andrew et moi, on se souvient d'avoir vraiment apprécié de travailler ici, comme je l'ai dit Hum, quelle question m'avez-vous posée ? |
Bruno P |
A propos de l'Olympia |
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Et l'autre chose à propos de ce concert à l'Olympia si merveilleux c'était que vous savez, j'ai commencé le dos tourné au public, d'accord. Et je pouvais sentir que quelque chose se passait « Quoi ? » J'ai pensé : « Je ne peux pas me retourner. Qu'est-ce que c'est ? Quoi ? » Et je me suis retourné. « Putain ! » <rires> C'était presque comme si on était un groupe français, ou un groupe parisien et que l'on rentrait à la maison. Je me suis vraiment senti comme cela et cela a été un moment plein d'émotions pour moi d'avoir ce « Putain, ils nous aiment ! » C'était un sentiment si agréable. Comme je l'ai dit, la seule chose à laquelle je le compare c'est « un retour à la maison » vous savez quand ils parlent toujours de tel et tel groupe <il prend l'accent américain> « Ils se produisent dans leur ville natale ce soir. » C'était comme ça. Pendant les dix premières minutes, j'étais ivre ! Waou ! super agréable ! |
Eric Favé |
Et bien, cela nous fait plaisir parce que nous savons qu'il a fallu plusieurs semaines pour organiser |
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Je parie, ouais |
Bruno P |
Nous avons imprimé un flyer et acheté les ballons et |
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J'avais un cousin un de mes cousins était là, il était venu me voir J'ai grandi avec ce cousin depuis que j'ai l'âge de deux ou trois ans, et c'est un grand macho ce mec un putain de grand macho italien. Et il vient toujours me voir et ne demande jamais des billets, jamais Et il était là et j'ai pu voir des larmes dans ses yeux. Et il m'a téléphoné après et il a dit à peu près « Ah, cousin », il a dit « C'est super » Et ce que j'aime chez lui, c'est qu'il est un vrai fan, il ne fait pas juste semblant. » Il m'a dit : « Ah cousin, c'est fantastique », mais une fois que nous avons fini de parler du groupe, « Ah putain » et il a dit un truc du genre « ces Français, ils sont pas merveilleux ? » Et ensuite il m'a dit « Hey, tu peux pas avoir Persha pour m'envoyer l'itinéraire ? » j'ai dit « ouais » Et il m'a téléphoné et m'a dit « maintenant je veux faire Amsterdam » « Super ». Il dit « Je vais être à Paris. J'aime Paris, les Français sont bons. Oui. Heu, dans quelle autre ville allons-nous ? Quelque chose en bas, en Espagne ? Ouais, je vais à celui là si je peux. » Je dis « Bon, je t'aurai des billets. Il a répondu « Non, je ne veux pas de billet, j'achèterai mes propres billets. » C'est fantastique, je ne sais pas pourquoi je te raconte cette merde, mais cela s'est passé ce soir là c'était tellement une sensation de « retour à la maison ». |
Eric Favé |
Très bien, c'était notre dernière question de toute façon. |
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Super. |
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<conclusion, remerciements, etc., jusqu'à la fin du fichier à 31.14> |
