1962 1963-1964 1965-1966 1967-1968 1969-1970
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L'histoire du groupe par Eric Fortin
1969
Malgré une année précédente prometteuse, Status Quo commence sa traversée du désert. Pourtant, le 12 janvier, à Vienne, Quo fait la première partie des célèbres Small Faces, le groupe de Steve Marriott puis enchaîne, le 24, sur le festival du Midnite Rave, en compagnie dartistes de renom comme Joe Cocker.
Le 31 janvier sort le premier single de lannée, le très pop et très entrainant "Make me stay a little bit longer" co-écrit par Rossi et Parfitt qui croient en son succès. Hélas pour eux, cest un flop total.
"Are you growing tired of my love", le second single de lannée est un hit mineur classé n°46 le 29 mai et reste 3 semaines seulement dans les Charts anglais. Mais la sortie du deuxième album nommé "Spare Parts" et du troisième single "Price of love", une reprise des Everly Brothers, conjointement le 26 septembre confirment que la pop psychédélique quexécute à lépoque le groupe est bel et bien passé de mode. Les ventes de "Spare Parts" se révèlent inférieures à celles de "Picturesque matchstickable messages", sorti lannée précédente. Etonnamment, Pye publie, en octobre, une compilation intitulée "Status Quo-tations" qui passe totalement inaperçue. Convaincu que le psychédélique est dépassé, le groupe profite de ses rares concerts pour jouer ce qui lui plait cest à dire du rock. Francis, Rick, Alan, John et Roy en profitent pour jeter leur chemise à jabots et autres tenues psychédélique pour adopter lhumble jean. Le groupe répète dans une pièce au dessus du pub George IV à Londres avec Bob Young et commence à élaborer timidement un rock en douze mesures.
Mais, labscence de hits et de concerts provoquent une grave crise financière au sein du groupe qui pense alors à se séparer. "En 1969, nous pensions vraiment nous séparer pour refaire un groupe chacun de son côté, avec dautres gens totalement nouveaux. Et puis nous avons découvert que nous nous connaissions parfaitement et que cétait déjà çà dacquis" se souvient Rossi. Parfitt est plus précis en déclarant " Fin 1969, nous avons eu un léger différent avec Alan Lancaster. Nous avons, alors, parlé avec notre management de son renvoi car il fallait toujours faire comme lui le voulai et çà devenait chiant. Nous avons pensé, Francis et moi, former un groupe avec le batteur des Faces, Kenny Jones. Francis aurait continué à assurer les parties de guitare et moi jaurai pris la basse. Nous avons répété deux ou trois fois dans une école à Lambeth puis Kenny est tombé malade. Le groupe ne sest donc pas formé heureusement pour John Coghlan car je crois que çà aurait scellé son sort ".
Néanmoins, en cette fin dannée 1969, il est impératif pour Status Quo de réagir car il semble évident que le groupe se dirige vers une mort certaine et tout le monde en est conscient.
1970
Après une désastreuse année 1969, Alan Lancaster propose aux autres membres du groupe de changer radicalement leur répertoire composé de musiques psychédéliques en rock plus musclé. Afin de mettre à profit leur nouvelle direction musicale, un nouveau road manager est engagé, il sagit de Bob Young. Ce sera le premier détonateur pour Status Quo.
Le 6 mars, voit la sortie du simple " Down the dustpipe ", morceau révélateur de la nouvelle structure musicale du Quo. Cest un boogie en douze mesures, simple mais efficace. Succès incontestable malgré la critique puisque ce titre entre dans les Charts anglais le 2 mai, y restera 17 semaines et se classera n°12. Pourtant, le groupe a un mal fou pour trouver des concerts, et ce, malgré les efforts de Colin Johnson, lagent artistique de Nems, pour leur trouver quelques engagements. De plus, faute de succès probant, Status Quo se voit obligé de tourner dans des petits clubs et pubs ce qui nest pas très lucratif. Largent fait cruellement défaut et cest bien souvent les familles et femmes des cinq acolytes qui subviennent aux besoins du groupe. Cependant, le groupe nest pas inactif puisquil met à profit cette période pour enregistrer son troisième album alors que le contrat avec Pye est renégocié et revu nettement à la hausse. " Ma kellys greasy spoon " sort finalement le 28 août, mais, faute de promotion, les ventes restent faibles. Il contient pourtant quelques joyaux comme le superbe " Juniors wailing " qui ouvrira les shows du groupe jusquen 1977. Désormais affublé de linfamant label " Pop group ", la formation est déclarée " Persona non grata " par lensemble du music-buziness.
Mécontent et insatisfait, Roy Lynes quitte subitement ses amis, en septembre, alors que le groupe se rendait en Ecosse pour y donner un concert. " Il a sauté du train et on ne la plus revu " se souviennent Rossi et Parfitt.
Désormais composé de Francis Rossi (guitare solo, chant), Rick Parfitt (guitare rythmique, chant), Alan Lancaster (basse, chant), et John Coghlan (batterie), Status Quo muscle considérablement sa musique et élabore un son plus hard.
La rythmique Lancaster-Coghlan devient plus lourde, Rick Parfitt devenant un guitariste rythmique plus accrocheur. Quant à Francis Rossi, ses solos sont nettement plus incisifs devenant ainsi lun des meilleurs guitaristes de la scène musicale anglaise.
Le 23 octobre voit la sortie du dernier simple de lannée. Ecrit en une après-midi par le duo Rossi-Young, dans la cuisine de Rossi, il fût enregistré en deux prises seulement. Encore une fois, le titre est boudé par les radios et la promotion est quasi-inexistante. Pourtant, " In my chair " entre dans les Charts le 7 novembre pour 14 semaines et se classera n°21.
Status Quo en 1970, de gauche à droite : Rick Parfitt, Francis Rossi, Bob Young (Harmoniciste), Alan Lancaster,
Roy Lynes (une de ses dernières photos en compagnie du groupe) et John Coghlan.
suite 1971-172